« Mondes flottants »

FORTE PRÉSENCE MEXICAINE A LA

BIENNALE D’ART CONTEMPORAIN DE LYON 2017

 

Du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018

 

 

Damián Ortega (Mexico, 1967) vit et travaille à Berlin et à Mexico

Damián Ortega met en scène des objets de consommation qu’il accumule, altère ou démonte afin de souligner ce qu’il nomme « les zones transitoires entre les espaces intérieurs et extérieurs ». La lisibilité de ses sculptures composites et éclatées, souvent suspendues au-dessus du sol, leur permet de devenir des images, puis des signes, circulant ainsi entre une objectivité littérale et une signification subjective.

 

Fernando Ortega (Mexico, 1971), vit et travaille à Mexico

Les recherches poétiques de Fernando Ortega se nourrissent de rencontres fortuites et d'occurrences ordinaires. Son intérêt pour des situations et des processus anodins s'incarne dans des formes toujours renouvelées : documents photographiques, sculptures hybrides ou installations évolutives.

 

Héctor Zamora (Mexico, 1974) vit et travaille à Lisbonne

Architecte de l’éphémère, Héctor Zamora utilise des objets usuels ou des composants élémentaires de construction et développe une grammaire personnelle en usant de leurs potentiels de jeu et de plasticité. En détournant et en recontextualisant des éléments qu’il puise dans le contexte architectural ou social des villes et pays dans lesquels il intervient, il repousse les limites de la sphère réelle, crée des connexions inattendues et nous invite à repenser notre rapport au quotidien ainsi qu’à notre environnement.

 

Jill Magid (1973, Bridgeport, Etats-Unis), vit et travaille à New York

« Le secret en lui-même est bien plus beau que sa révélation » : toute l’oeuvre de Jill Magid joue de relations intimes avec le pouvoir et la dissimulation, la recherche et le long cours. Depuis 2013, l’artiste a essayé de comprendre ce que peut avoir comme conséquences l’acquisition des archives et des droits d’auteur d’un artiste, par une société ou une entreprise privée, sur l’héritage même de cet artiste. Elle a choisi pour ses recherches l’architecte mexicain Luis Barragán, dont les archives furent rachetées par l’industriel Rolf Fehlbaum, prétendument pour les offrir à sa fiancée, l’historienne de l’architecture Frederica Zanco. L’accès aux archives lui ayant été refusé à plusieurs reprises, Jill Magid propose un échange : le rapatriement des archives professionnelles de Barragán en échange d’un diamant issu des cendres de Barragán, soit « le corps de l’artiste en échange de l’ensemble des oeuvres ». Magid attend toujours une réponse et développe, en attendant, une oeuvre au long cours qui vise à explorer « l'intersection de l'identité psychologique avec l'identité judiciaire, les droits de propriété internationaux et le droit d'auteur, l'auteur et la propriété ». Dans ce cadre, le Tapete de Flores de Magid fait partie de l'ofrenda (« offrande » ou « autel »), inspirée de celles que l'on créait pour le Jour des morts au Mexique et qui représente le chemin partagé entre les vivants et les morts.

 

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